Entreprise Renault : une crise qui lui a couté cher en 2019

Entreprise Renault : une crise qui lui a couté cher en 2019

L’année 2019 a été particulièrement éprouvante pour l’entreprise Renault qui essaie aujourd’hui tant bien que mal de remonter la pente. En effet, le plus célèbre constructeur automobile français a connu une baisse de 3,4% par rapport à l’année 2018 au niveau des ventes. Des conflits internationaux sont pointés du doigt pour en être la cause.

Une baisse à plusieurs conséquences


L’année 2019 a été difficile pour Renault et ses partenaires. Dans un communiqué publié en début d’année, une baisse de 3,4% par rapport à 2018 a été évoquée. La marque n’a vendu que 3 753 723 véhicules à travers le monde. La perte occasionnée par cette baisse serait dans l’ordre de 141 millions d’euros, contre 3,3 milliards en 2018 et 5,1 milliards en 2017. La dernière fois où Renault a connu une perte aussi importante était en 2009. Ces résultats financiers regrettables constituent, selon le constructeur, sa plus importante perte de la décennie.
Mais la crise financière que traverse Renault reflète en réalité les conséquences de la destitution de son président Carlos Ghosn. Celui-ci a été inculpé pour des affaires de mésententes financières avec le Japon. Bien qu’il soit poursuivi en justice en 2018, le scandale a eu raison d’une importante alliance avec Nissan et Mitsubishi. Les partenariats franco-asia sont sur le point de s’ébranler. Tous ces bouleversements se produisent sur fond de retournement conjoncturel automobile à l’échelle mondiale.

Des conflits internationaux

Les conflits internationaux ont aussi gravement impacté l’état de vente de la marque Renault. Le constructeur français ne peut s’appuyer sur le marché iranien depuis que les Etats-Unis ont rompu l’accord nucléaire en 2018. La crise économique en Argentine et les troubles en Turquies ont également impacté les chiffres. En parallèle, l’arrestation puis la fuite de l’ancien patron Carlos Ghosn ont considérablement nuit à l’alliance entre Renault et le japonais Nissan.
Cependant, en écartant le cas Renault, il se trouve que les ventes européennes restent encore sur une bonne voix. Perspectives. Pour preuve, en 2019, une hausse de 1,3% a été annotée sur les véhicules en provenance de l’Europe. Mais la marque au losange n’est pas la seule à faire l’objet d’une crise de vente. Son principal concurrent, PSA, fait lui aussi face à une perte dans les chiffres d’affaires. Le groupe demeure toutefois derrière Renault en termes de volumes mondiaux.

La perspective électrique

Toujours d’après le communiqué, le problème financier n’empêchera certainement pas Renault de regarder vers l’avenir. Dans ce sens, le constructeur projette de miser de plus en plus sur les véhicules électriques. Le directeur commercial de Renault déclare donc que pas moins de 12 modèles électriques seront révélés à l’horizon 2022. D’ailleurs, le prochain salon de Genève sera déjà l’occasion de sortir officiellement la Twingo électrique.
Après un an de crise, Renault, tout comme Nissan et Mitsubishi tentent de se redresser. Une nouvelle alliance est d’ailleurs en cours de s’établir entre les trois géants de l’automobile. Un secrétaire général de l’alliance, en charge de la coordination et de l’accélération des projets de redressement, a été mis en place. Parmi les grands projets en vue, la programmation commune de véhicules, de dispositif industriel, et de système de connectivité a été mentionnée. Pour Renault, tout commencera par la nomination d’un nouveau dirigeant.